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Le corps du théâtre et de la psychanalyse

Séminaire : Approche psychanalytique d’Antigone le 27 Janvier

Article écrit par Margot Ferrafiat-Sebban

Théâtre et antigone - CopiePsychanalyse, A Corps Perdus, en collaboration avec THEATRA II, vous invite au séminaire organisé par THEATRA II, le 27 janvier 2016 de 20h à 22h – au 206 quai de Valmy – 75010 Paris. Métro : Jaurès (ligne 2) ou Louis Blanc (ligne 7) | bus : 26 : arrêt.Jaurès-Stalingrad.  Merci de nous indiquer par mail votre présence : acorpsperdus2014@gmail.com / retheatra2@gmail.com 

Approche psychanalytique de l’œuvre d’Antigone de Sophocle. Cette Conférence sera animée par Margot  Ferrafiat-Sebban et Marianne Carabin, Psychanalystes et fondatrices de l’association : théâtre et psychanalyse, a corps perdus.

Nous aborderons avec l’œil critique de la psychanalyse les questions que pose l’Antigone de Sophocle, nous tenterons de déplier les concepts psychanalytiques relatifs aux thèmes abordés – Nous tenterons de repérer dans l’œuvre les points d’ancrage de ce que nous, psychanalystes, appelons « la jouissance massive ». Si le désir est lui articulé au signifiant qui vide l’être du sujet du fait de le représenter, alors la jouissance conçue comme massive « das Ding » ou « réelle » est, ce que ne peuvent attraper les signifiants, ce qui s’y dérobent massivement. Nous essaierons d’éclairer l’inscription d’Antigone dans cette jouissance.  Notre lecture de celle qui a choisi la mort pour avoir défié l’interdit se fera à la lumière du séminaire VII de Jacques Lacan « l’éthique de la psychanalyse ». D’emblée, à la lecture de la pièce, la beauté fascinante d’Antigone est évoquée, nous interrogerons le beau comme traitement de l’horreur – Il sera question, également, de la loi aveugle de Créon une loi hors symbolique, renvoyant à une question d’éthique et à celle de la loi divine  –  nous aborderons la question de laisser une trace signifiante après la mort, la question de l’inscription –  il s’agira de saisir le désir d’Antigone dans ce qu’il a d’un au-delà de l’Atè. Antigone est l’incarnation par excellence de la figure de la perte. Une perte qui la conduit à sa propre perte, comment ne pas s’interroger sur le destin si terrible de cette victime si volontaire, disait Lacan,

Jacques Alain Miller dans les six paradigmes de la jouissance in L’orientation Lacanien, la jouissance impossible, page 9,  écrit : Antigone apparaît au premier plan comme franchissant la barrière de la cité, la loi, la barrière du beau, pour s’avancer jusqu’à la zone de l’horreur que comporte la jouissance. Un héroïsme de la jouissance dont Lacan écrit comme une sorte de Symphonie fantastique comme soulevée de soi-même, devant renoncer au ronron du symbolique et de l’imaginaire pour atteindre le déchirement de la jouissance.

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Cette entrée a été publiée le janvier 11, 2016 par , et est taguée , , , , , .
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