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Le corps du théâtre et de la psychanalyse

ACP-Une pièce+un débat – PRICE au T2G – Dimanche 19 novembre

Théâtre et Psychanalyse A Corps Perdus

présente

UNE PIECE + UN DEBAT au T2G                  le  Dimanche 19 Novembre, début de la pièce à 16H00

 

Autour de la pièce : PRICE

le débat se déroulera après la représentation en présence du metteur en scène Rodolphe Dana et sera animé par les psychanalystes : Margot Ferrafiat-Sebban et Alessandra Berghino.

Texte :

Steve Tesich création collective dirigée par Rodolphe Dana

En adaptant Price, roman culte de l’écrivain et scénariste Steve Tesich, Rodolphe Dana met en scène avec sensibilité ce récit attachant d’un passage brutal à l’âge adulte.

Traduction : Jeanine Hérisson / Nadir Legrand scénographie / costumes Katrijn Baeten, Saskia Louwaard lumière Valérie Sigward, assistée de Wilfried Gourdin son Jefferson Lembeye

AVEC :

Simon Bakhouche, Grégoire Baujat, Inès Cassigneul, Rodolphe Dana, Françoise Gazio, Antoine Kahan, Lionel Lingels

 

East Chicago, banlieue prolétaire frappée par le chômage. Daniel Price, 17 ans, termine son année de lycée. C’est l’heure des décisions qui engagent l’avenir. Quel futur pour Daniel ? Il n’a pas obtenu la bourse qui lui aurait permis d’entrer à l’université. La vie plutôt maussade de ses parents ne l’encourage guère à suivre leur voie. De plus il veut échapper à l’emprise écrasante de son père. L’injonction de devenir adulte et d’affronter enfin la réalité le tourmente au point de lui embrouiller l’esprit. La meilleure ressource de Daniel, c’est son imagination. Mais c’est une arme à double tranchant. En adaptant au théâtre Price, premier roman de l’écrivain américain d’origine serbe Steve Tesich, Rodolphe Dana nous introduit dans la psyché d’un personnage profondément attachant. Daniel est d’abord un rêveur amoureux. Sa dulcinée se nomme Rachel. L’amour, croit-il, est la réponse à toutes les questions. Sauf que les choses sont plus compliquées, comme le montre ce spectacle en forme de roman d’apprentissage théâtral où, entre folie et errance, Daniel réussit à se réinventer en devenant l’auteur de sa vie.

 

Informations pratiques

VENIR AU T2G

T2G – Théâtre de Gennevilliers 41 avenue des Grésillons 92230 Gennevilliers Standard + 33 [0]1 41 32 26 10 http://www.theatre2gennevilliers.com

  • Accès Métro   Ligne [13 ] direction Asnières-Gennevilliers, Station Gabriel Péri [à 15 mn de Place de Clichy] Sortie [1]
  • Accès Bus   Ligne [54] direction Gabriel Péri ; arrêt Place Voltaire
  •    Autolib   6 rue des bas, 92600 Asnières-sur-Seine
  •    Accès voiture   – Depuis Paris – Porte de Clichy : Direction Clichy-centre. Tourner immédiatement à gauche après le Pont de      Clichy, direction Asnières-centre, puis la première à droite, direction Place Voltaire puis encore la première      à droite, avenue des Grésillons.   – Depuis l’A 86, sortie n° 5 direction Asnières / Gennevilliers-centre / Gennevilliers le Luth.
  •    Parking payant gardé à proximité
  •    Navettes retour vers Paris   Certains soirs, après la représentation, une navette gratuite vous raccompagne vers Paris.    Arrêts desservis : Place de Clichy, Saint-Lazare, Opéra, Châtelet et République

 

 

Encore quelques mots…

Steve Tesich

Stojan Tešic est né à Užice en Yougoslavie (dans l’actuelle Serbie), en 1942 et est décédé en 1996. Jusqu’à ses quatorze ans, il fut élevé par sa mère et sa sœur en Yougoslavie, tandis que son père, lieutenant dans l’armée Yougoslave durant la seconde Guerre Mondiale est porté disparu. En son absence, Steve se crée un père mythique, héros de guerre, dont il raconte sans cesse les aventures. En 1957, ils se rejoignent tous aux États-Unis, et l’adolescent de 14 ans (désormais appelé Steve Tesich) se retrouve dans le quartier Est de la ville de Chicago. Il apprend rapidement la langue et, après le lycée, il obtient une bourse de lutteur à l’université d’Indiana. En 1960, après seulement trois années de retrouvailles un peu compliquées, Rade Tesich succombe d’une tumeur au cerveau, laissant son fils avec un vide existentiel qu’il explorera dans son œuvre, y compris dans Karoo. À l’université, Tesich obtient un master de littérature russe et commence un doctorat à l’université de Columbia. Lorsqu’il découvre qu’il est doué pour l’écriture, il abandonne son doctorat pour devenir écrivain. Il travaille notamment pour le théâtre et le cinéma. Sa première pièce, The Predators est produite et jouée à l’Académie américaine des arts dramatiques (1969). Il écrit également des scénarios : six d’entre eux sont portés à l’écran, dont Breaking Away (La Bande des quatre) récompensé d’un Oscar en 1979, ou encore Le Monde selon Garp. Il publie son premier roman en 1982, Price, qui connaît un grand succès et est traduit en plusieurs langues. Quatorze ans plus tard, écrivain libre, il meurt au moment où son regard sur les États-Unis a changé du tout au tout — passé de l’utopiste rêveur qu’il était en arrivant à un critique amer et déçu — et son talent est parvenu enfin à maturité et s’incarne cruellement bien dans un livre unique et inoubliable, Karoo.

Comment se construire un destin ?

Voilà l’une des questions centrales du roman de Steve Tesich. Ce qui m’a retenu et bouleversé à la lecture de ce livre, c’est la manière subtile et limpide qu’a l’auteur de nous faire entrer dans l’intimité de son jeune héros, Daniel Price. Tesich dépeint de manière si singulière et si mature les tourments traversés par ce jeune homme, qu’immédiatement l’identification a lieu. Nous devenons Daniel Price, nous nous reconnaissons en lui. Nous percevons le monde à travers ses sensations. Nous vivons avec lui chaque événement et chaque événement le modifie.  Nous suivons pas à pas les étapes qui font de lui un homme, un adulte, si devenir adulte consiste, avant tout, à accepter le réel. La violence du réel. Ici, la violence se fait par l’intermédiaire du père. Ce dernier ne veut pas que son fils réussisse là où lui a échoué. Le père refuse que son fils « espère ». On apprend au cours du roman le mal du père, l’origine de sa violence à l’égard du fils. Les enfants ne sont jamais responsables du malheur de leurs parents, ils en sont juste les dépositaires. Le père a été trahi par la mère, simplement parce qu’un soir d’été elle a souri à un autre homme. Un sourire particulier. Tout le drame du père est né dans ce sourire dont il n’était pas le destinataire. Entre le père et le fils, le sourire de la mère comme une hache de guerre. Mais Daniel fourbit ses armes dans le silence et la patience.

Il s’apprête à affronter le père lorsqu’un événement vient bouleverser ses plans : le père tombe gravement malade. Dans le même temps, Daniel découvre l’amour. Rachel. Un prénom d’abord. Il tombe amoureux d’un prénom puis de celle qui l’incarne. Il pense avoir trouvé un destin. L’amour comme signe du destin. Il n’est plus seul, il n’est plus l’enfant. Il devient un homme. Par amour. Par l’amour. Mais là aussi, rien ne sera simple. L’invention de soi, devenir qui on est, voilà de quoi il s’agit, ici. Ecrire sa vie. Sa propre vie.

 

Rodolphe Dana, avril 2016

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Cette entrée a été publiée le octobre 24, 2017 par .
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