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Le corps du théâtre et de la psychanalyse

QUI SOMMES-NOUS ?

Margot Ferrafiat Sebban, Présidente

Avec un parcours qui prend son appui dans l’Art, Margot Ferrafiat-Sebban dans ses jeunes années, se forme à l’histoire de l’Art et passe quelques années sur les bancs d’une école de dessin Strasbourgeoise. Parallèlement déjà en prise avec les mots, elle investit les cours de théâtre de petits conservatoires, puis à Paris, parmi les élèves de l’atelier de théâtre Blanche Salant et Paul Weaver. Elle débute dans les années 90 une carrière dans les métiers du dessin de mode et du dessin textile, rencontre Popy Moreni et d’autres acteurs de la mode dont l’esprit déluré et baroque l’ouvrent aux particularités des individus. Portée par ce désir tournée vers l’ « Autre » et une intime curiosité de comprendre comment ce désir s’inscrit dans l’Autre et en elle, elle entreprend des études de Psychologie, puis de Psychanalyse dans une faculté (Vincennes-Saint Denis) post soixante-huitarde renommée pour son esprit de liberté et empreinte de penseurs tels que ; Gilles Deleuze, Michel Foucault… Devenue membre adhérente d’Espace Analytique, école de formation et de recherche Psychanalytique dans le champ Freudien et Lacanien et après un passage dans le monde de l’entreprise, Margot Ferrafiat-Sebban ouvre son cabinet de Psychanalyste libéral. Toujours encline à en savoir un peu plus sur les mots, le langage et la fonction du désir, elle effectue une sorte de retour à son premier amour qu’est le théâtre en le liant au champ analytique.

Marianne Carabin

De son côté, les premières amours de Marianne Carabin s’axent sur les Sciences en exprimant notamment, avec son goût déjà prononcé pour la physique quantique, le désir de devenir « chercheur en mathématiques pures ». C’est la recherche qui la tient, l’envers du décor, la possibilité de créer des mondes toujours nouveaux. C’est cela la Science, ça ne s’arrête jamais. C’est ce qui lui parle. Elle ignore alors que la Science dont elle cause n’est autre que la question du désir. De l’objet cause du désir. Mais passons.
L’envers du décor donc. Elle le cherche, elle le trouve, en partie et entre autres, dans sa rencontre avec le théâtre. Bien qu’étudiant alors la Philosophie sur les bancs de Nanterre Université, elle passe pendant près de quinze ans la plupart de ses jours et de ses nuits sur les planches où elle fréquente les approches tant Stanislavskiennes que celles, avec l’Espace vide de Yoshi Oïda par exemple, de Peter Brook. Le corps est déjà là. Le corps est encore là. Tant au niveau cellulaire qu’au niveau des signifiants de l’Autre faisant marque. Cheminant, Marianne fait un détour par les milieux associatifs en lien avec les problématiques de dépendance et d’addictions qui la mène naturellement à s’orienter en psychiatrie lorsqu’elle reprend ses études, toujours à Paris X, mais cette fois-ci en Psychopathologie psychanalytique où elle va jusqu’en thèse. Nanterre université qui a vu professer l’illustre Didier Anzieu, mais surtout où elle rencontre Olivier Douville, lequel via ses travaux sur la mélancolie, la conduit jusqu’au 12 rue de Bourgogne dans le 7ème arrondissement de Paris où elle devient membre d’Espace Analytique, école de formation et de recherche psychanalytiques dans le champs freudien et lacanien.
Elle s’installe en libérale après avoir fait son temps en institution psychiatrique et garde pour fil rouge ce corps qui ne cesse de l’inspirer et qu’elle aime particulièrement retrouver au cœur du texte de 1925 intitulé par Freud La négation : « L’étude du jugement nous dévoile et nous fait pénétrer, peut-être pour la première fois, la façon dont s’engendre la fonction intellectuelle à partir du jeu des motions pulsionnelles primaires. »1
Aujourd’hui, Marianne Carabin, fidèle aux premiers émois dont on ne saurait se défaire, Trésorière de Théâtre et Psychanalyse, A Corps Perdus, non seulement retrouve ce goût pour le désir qui la tient, le désir qui la pousse, mais expérimente surtout la joie de le partager.

1. Freud, S., 1925, Résultats, idées, problèmes II, La négation, PUF, 2005, p.138

Sarah Mesguich, Membre d’Honneur

« La psychanalyse, une évidence.
Du plus loin qu’il m’en souvienne, théâtre, et analyse ont toujours été indémêlables. Enfant de la balle, comme on dit, fille d’une figure avant-gardiste du théâtre français, inspirée d’un Pierre Debauche et d’un Antoine Vitez, nourrie par Derrida, Lacan, Barthe et tant d’autres …. Entrainée par la force des choses au cœur-même d’un théâtre qui pense, bouscule, avance, interroge, c’est tout naturellement que j’ai été poussée très jeune à lire Freud. C’est même l’un des premiers auteurs que j’ai découvert en dehors du cursus scolaire.
Avec Clarisse Lispector et Kafka, Freud a incarné, en quelque sorte, ma liberté de choisir mes lectures et il n’y a pas de heureux hasards. Il s’agissait déjà d’interroger et de gagner mon propre désir et ma propre liberté. De mettre en résonnance les grands textes et leurs implications charnelle et inconsciente. J’avais quatorze ans.
C’est à 24 ans que j’ai commencé ma cure psychanalytique. Elle a émaillé ma vie d’actrice d’abord, puis de metteure en scène et aujourd’hui, je peux dire qu’elle est indissociable de mon travail théâtral. Un travail qui interroge les formes, les textes, les corps, les mots, les êtres.
Le plateau comme un espace mental où pourrait se déployer les rêves, les ombres et la lumière.
Aujourd’hui, tout en continuant ma cure, j’ai rencontré un aiguilleur d’esprit qui depuis plusieurs mois, chaque semaine me reçoit pour partager avec moi son expérience, son regard, sa connaissance. Une lucarne sur sa pratique qui fait tant écho à la mienne. Et de plus en plus je m’émerveille de cette faculté de mise en mots, de leurs détours, de leur magie, de leurs errances. Le processus analytique devenu comme constitutif de mon rapport au monde. »

Sarah Mesguich

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2 commentaires sur “QUI SOMMES-NOUS ?

  1. Sébal
    avril 17, 2015

    L’artiste, femme de théâtre et psychanalyste que je suis ne peut qu’applaudir 🙂

    J'aime

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